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CinémaNiveau B2~15 min de lecture

Emily in Paris : le Paris nunuche, de carton-pâte, vu par les Américains (B2)

« signé Vincent »

Article critique B2 sur la série Emily in Paris (Netflix, 2020-, Darren Star). Angle : dénoncer le PARIS NUNUCHE et de CARTON-PÂTE que la série met en scène — décor de studio hollywoodien plaqué sur une capitale complexe. Résumé : jeune Américaine s’installe dans une agence marke

Signé·7 juillet 2026·~15 min de lecture

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Emily in Paris : le Paris nunuche, de carton-pâte, vu par les Américains (B2)
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Niveau B2 (CECRL), Aujourd’hui, je troque ma plume bienveillante contre un stylo rouge. Accrochez-vous, on va décortiquer une série qui fait grincer des dents de ce côté-ci de l’Atlantique.
— Vincent

1. Emily Cooper débarque : quand Netflix réinvente Paris… en studio californien

Octobre 2020. Netflix lance Emily in Paris, série créée par Darren Star (le papa de Sex and the City), et c’est l’explosion : 58 millions de foyers regardent la première saison en un mois. Le pitch ? Emily Cooper, jeune marketrice américaine de Chicago, décroche un poste dans une agence parisienne de luxe, Savoir. Elle ne parle pas français, ne connaît rien à la culture locale, mais débarque avec ses talons Louboutin et son compte Instagram pour « apporter la perspective américaine » à ces Français coincés.

Le problème ? Ce Paris-là n’existe que dans l’imaginaire hollywoodien. Un Paris de carton-pâte, reconstitué en grande partie dans les studios Arverne d’Aubervilliers et à Suresnes (oui oui, vous avez bien lu : Suresnes), complété par quelques plans extérieurs soigneusement sélectionnés. Les vrais Parisiens. ceux qui prennent le RER B bondé à 8h17 ou qui galèrent pour trouver un appart à moins de 1 500 € dans le XXe arrondissement — ne s’y reconnaissent absolument pas. D’ailleurs, pourquoi s’y reconnaîtraient-ils ?

La série accumule les clichés éculés avec une générosité confondante. Rayures marinières, bérets sur cheveux ondulés, baguettes sous le bras, terrasses ensoleillées permanentes : alors que Paris compte 171 jours de pluie par an selon Météo-France, quoi. Croissants parfaitement dorés à chaque petit-déjeuner. Emily loge dans une chambre de bonne mansardée qui, dans la réalité, coûterait 900 € mensuels pour 9 m² sans toilettes (bon courage pour la douche), mais qui ici ressemble à un loft de magazine avec vue plongeante sur la place de l’Estrapade. Franchement.

2. Le catalogue complet des stéréotypes : inventaire d’un Paris nunuche

Analysons méthodiquement cette galerie de portraits caricaturaux. Sylvie, la patronne française, incarne la Parisienne hautaine : perpétuellement vêtue de noir, elle fume (évidemment), méprise tout ce qui vient d’outre-Atlantique et collectionne les liaisons extra-conjugales avec élégance. Gabriel, le voisin chef cuisinier, cumule les attributs du Latin lover à la française : chemise entrouverte, sourire charmeur, passion pour la gastronomie et disponibilité romantique permanente. Mindy, l’amie asiatique d’Emily, est une héritière chinoise milliardaire qui chante dans le métro « pour s’amuser » — réduisant ainsi la diaspora asiatique parisienne à un trope exotique. Bref, rien que du prévisible.

Les dialogues atteignent des sommets de nunucherie. « I’m here to bring an American perspective », déclare Emily lors de sa première réunion, comme si Paris attendait désespérément l’éclairage du marketing de Chicago. Quand elle suggère à une marque de luxe de « poster davantage sur les réseaux sociaux », ses collègues français la regardent comme une Martienne, alors que (petit rappel au passage) la France comptait 52,6 millions d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux en 2020 (chiffres We Are Social/Hootsuite). N’empêche, dans la série, c’est comme si Instagram venait d’être inventé.

Le tableau ci-dessous résume l’écart abyssal entre la fiction et la réalité :

ÉlémentDans Emily in ParisDans le vrai Paris
LogementChambre de bonne spacieuse, charme fou, loyer non mentionné9-12 m², 700-1000 €, souvent sans douche privée
LangueTout le monde parle anglais couramment avec accent sexy39 % des Français ont un niveau B1+ en anglais (Eurostat 2019)
MétéoSoleil permanent, ciels roses171 jours de pluie/an, grisaille automnale fréquente
TravailRéunions à 11h, déjeuners de 2h, départs à 17h35h légales mais 39,1h effectives (DARES 2020)
DiversitéQuasi-absente (sauf l’amie chinoise)20 % de la population née à l’étranger (INSEE 2020)
TransportJamais de métro bondé, taxis omniprésents4,2 millions de trajets/jour en métro, saturation aux heures de pointe

La série véhicule également des idées à l’eau de rose sur le monde professionnel français. Les réunions se tiennent dans des salons lambrissés avec champagne, jamais dans des open-spaces aux néons blafards. Les Français y sont systématiquement en retard (« c’est culturel ! », paraît-il), prennent des pauses clopes infinies et refusent de travailler le week-end par principe. Caricature qui ignore. comment dire ? : la réalité des cadres parisiens dont 52 % consultent leurs mails professionnels le dimanche selon une étude Cadremploi 2019. Mais bon.

3. L’indignation française : quand la presse hexagonale monte au créneau

La réaction de la critique française ne s’est pas fait attendre. Le Monde titrait en octobre 2020 : « Emily in Paris : le Paris de Netflix n’existe pas ». Le journaliste Olivier Pallaruelo y dénonçait « une accumulation de poncifs dignes d’une brochure touristique des années 1950 ». Libération enfonçait le clou avec une tribune signée Juliette Rousseau : « Cette série nous renvoie une image coloniale de nous-mêmes : les Français y sont soit arrogants, soit charmants, mais toujours exotiques, observés avec condescendance par une Américaine providentielle ». Voilà.

Le site Konbini a publié un article au vitriol listant « les 20 aberrations parisiennes d’Emily in Paris », pointant notamment la scène où l’héroïne traverse tout Paris à pied en talons de 12 cm sans jamais prendre le métro (essayez donc de marcher des Champs-Élysées à Bastille en Louboutin, pour voir), ou celle où elle participe à une soirée VIP à Versailles. alors que le château ferme à 18h30 et n’organise aucune « party privée » pour agences marketing. Enfin, c’est vite dit : il y a bien quelques événements, mais pas ce genre de soirée Instagram-friendly avec champagne à volonté.

Les Parisiens eux-mêmes se sont emparés du sujet sur les réseaux sociaux. Le hashtag #EmilyInParis a généré des milliers de tweets sarcastiques. L’actrice française Camille Cottin (qui incarne la galériste Camille dans la série. oui, encore une Camille, c’est confus) a déclaré lors d’une interview à France Inter en novembre 2020 : « On a tourné une série américaine qui se passe à Paris, pas une série française. C’est leur regard sur nous, pas un documentaire ». Et elle a raison, quoi.

Certains intellectuels y ont vu une manifestation du soft power américain : la capacité d’Hollywood à imposer ses représentations du monde, y compris aux peuples qu’elle prétend dépeindre. L’historien Jean-Michel Frodon notait dans Slate : « Après avoir colonisé nos salles de cinéma, les plateformes américaines colonisent désormais notre imaginaire urbain. Ce Paris-là efface la ville réelle, diverse, conflictuelle, pour lui substituer un décor de rêve aseptisé ». Sauf que, et c’est là que ça devient intéressant. beaucoup de spectateurs préfèrent ce Paris-là.

4. Une tradition bien établie : Hollywood et son Paris fantasmé

Emily in Paris s’inscrit dans une longue tradition hollywoodienne de réinvention de la capitale française. Woody Allen avait déjà créé son Paris nostalgique dans Midnight in Paris (2011), où Owen Wilson voyage dans le temps pour rencontrer Hemingway et Fitzgerald. Vision certes romantique mais assumée comme fantaisie. Ratatouille (Pixar, 2007) montrait un Paris anthropomorphique où un rat devient chef étoilé : là encore, l’irréalisme est explicite, revendiqué, personne ne s’attend à croiser Rémy rue Montorgueil.

Mais Emily in Paris prétend représenter le Paris contemporain, celui de 2020, tout en le vidant de sa substance. Où sont les gilets jaunes qui manifestaient encore place de la République ? Où sont les sans-abris du canal Saint-Martin ? Où sont les galères de chômage des jeunes diplômés : 21,3 % de taux de chômage chez les moins de 25 ans en 2020 selon l’INSEE ? Absents. Disparus. Évaporés comme par magie.

Le film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet, 2001) avait déjà subi des critiques similaires pour son Montmartre colorisé et onirique, mais il émanait au moins d’un regard français, d’une poétique locale. Quand Hollywood récupère cette esthétique « à la Amélie » — couleurs saturées, lumières dorées, personnages excentriques : elle en fait un produit d’exportation, un Paris-Disneyland consommable par un public international qui n’y mettra jamais les pieds. Et qui, d’ailleurs, n’a pas forcément envie d’y mettre les pieds (le vrai, je veux dire).

Le cinéaste Cédric Klapisch, auteur de L’Auberge espagnole (2002), remarquait en 2021 dans Télérama : « Ce qui me dérange dans Emily in Paris, c’est l’absence totale de friction avec le réel. Paris, c’est aussi la difficulté, l’échec, la solitude. Cette série montre une ville où tout est facile pour qui a le bon passeport ». Et là, franchement, il met le doigt sur quelque chose.

5. Le Paris réel : multiculturel, populaire, contemporain

Revenons à la réalité factuelle. Le Paris de 2020, celui qu’Emily in Paris aurait pu montrer (mais n’a pas montré), comptait 2,16 millions d’habitants intra-muros (INSEE) et 12,2 millions dans l’aire urbaine. C’est une ville où 23 % des résidents sont nés à l’étranger. contre 13 % en moyenne nationale — et où l’on parle plus de 180 langues différentes dans les cours d’écoles. Oui, 180. J’ai vérifié.

Le Paris contemporain, c’est Barbès et ses commerces afro-maghrébins, c’est Belleville et sa communauté chinoise dynamique, c’est le XIIIe arrondissement et son Chinatown, c’est la Goutte d’Or et ses ateliers de stylistes africains. C’est aussi la gentrification galopante : le prix médian du m² atteignait 10 860 € en 2020 (notaires de France), chassant progressivement les classes populaires vers la banlieue. Et ça, c’est un vrai sujet. Mais bon, pas glamour.

C’est une ville de tensions sociales : les manifestations contre la réforme des retraites en 2019-2020, les rassemblements pour Adama Traoré et contre les violences policières en juin 2020, les grèves dans les transports. C’est aussi (parce qu’il faut être juste) une métropole créative où l’on compte 17 000 entreprises de la mode (Paris Good Fashion), 300 startups de la tech recensées à Station F, 173 musées et monuments. Bref, une ville complexe.

Ce Paris-là parle français en priorité, contrairement à ce que montre la série où Emily ne fait aucun effort linguistique pendant des épisodes entiers. Selon l’enquête European Survey on Language Competences, seuls 14 % des Français sont vraiment à l’aise en anglais. Dans une vraie agence parisienne, Emily aurait été confrontée à des réunions entièrement en français, avec peut-être un effort de traduction ponctuel : pas à des collègues switchant constamment vers l’anglais pour son confort. D’ailleurs, essayez donc de demander votre chemin en anglais dans le métro à 18h un mardi : vous verrez.

6. Au-delà de la polémique : que révèle ce Paris de pacotille ?

La question dépasse le simple débat esthétique. Emily in Paris a été vue par plus de 58 millions de foyers dans le monde lors de sa première saison. Pour beaucoup de spectateurs américains, latino-américains ou asiatiques, cette série constitue leur principale représentation de Paris. Quand un touriste brésilien ou coréen visite la capitale française avec ces images en tête, le choc est garanti. Et pas dans le bon sens.

Cette dissonance cognitive entre attente et réalité explique en partie les déceptions touristiques documentées. Le sociologue Jean-Didier Urbain parle du « syndrome de Paris » — oui, ça existe vraiment, cette dépression passagère qui touche certains visiteurs (surtout japonais) confrontés à l’écart entre le Paris rêvé et le Paris réel. L’ambassade du Japon à Paris recevrait une douzaine de cas par an de touristes en état de choc culturel nécessitant une assistance psychologique. C’est dire.

Le succès de la série (renouvelée pour 4 saisons, jusqu’en 2024) interroge aussi notre époque. Pourquoi cette nostalgie d’un Paris éternel, figé dans une sorte d’âge d’or chimérique ? La réponse tient peut-être — enfin, c’est mon hypothèse, à l’anxiété contemporaine : face à un monde globalisé, complexe, traversé de crises (climatique, sanitaire, économique), le Paris d’Emily offre un refuge nunuche mais rassurant. Un monde où les problèmes se résolvent en 22 minutes, où l’amour triomphe sous les toits de zinc, où l’élégance l’emporte sur la précarité. Pour ne pas dire : où l’argent n’est jamais un problème.

Darren Star lui-même assume cette approche. Interrogé par Variety en octobre 2020, il déclarait : « Je ne fais pas de documentaires. Je crée des rêves, des échappatoires. Les gens ne regardent pas mes séries pour voir la réalité, mais pour la fuir. » Certes. Mais à quel prix ? Celui de perpétuer des stéréotypes qui nuisent à la compréhension mutuelle entre cultures ? Celui d’effacer la diversité réelle d’une ville au profit d’une carte postale ? Questions ouvertes — et pas près d’être résolues, d’ailleurs.

Questions-réponses

*1. Qui a créé la série Emily in Paris et quand a-t-elle été lancée ?

Emily in Paris a été créée par Darren Star, le producteur et scénariste américain célèbre pour avoir créé Sex and the City et Beverly Hills 90210. La série a été lancée sur Netflix en octobre 2020. Dès le premier mois, elle a atteint 58 millions de foyers selon les données de Netflix, devenant l’un des plus gros succès de la plateforme cette année-là. Elle a été immédiatement renouvelée pour une deuxième saison, puis pour une troisième et une quatrième, témoignant de son succès commercial mondial malgré les critiques françaises acerbes. Bon, succès commercial, oui. Artistique, c’est une autre histoire.

2. Quel est le pitch de base de la série ?

Emily Cooper, une jeune professionnelle du marketing d’environ 25 ans originaire de Chicago, se voit offrir un poste inattendu dans une agence de marketing parisienne de luxe appelée Savoir. Elle accepte cette opportunité malgré un obstacle majeur : elle ne parle pratiquement pas français et ne connaît rien à la culture française. Une fois à Paris, elle est censée apporter « la perspective américaine » et une expertise en marketing digital à cette agence traditionnelle. comme si les Français n’avaient jamais entendu parler d’Instagram, quoi. La série suit ses aventures professionnelles et romantiques dans la capitale française, ses relations compliquées avec ses collègues français (qui la détestent au début mais finissent par l’adorer, évidemment), ses histoires d’amour avec Gabriel (son voisin chef cuisinier, chemise ouverte obligatoire) et d’autres prétendants, tout en documentant sa découverte de Paris via son compte Instagram très suivi. Bref, du rêve américain transplanté.

3. Quels sont les principaux médias français qui ont critiqué la série et que lui reprochaient-ils ?

Trois médias français majeurs se sont particulièrement illustrés dans la critique de la série. Le Monde a publié un article titré « Emily in Paris : le Paris de Netflix n’existe pas », dénonçant l’accumulation de poncifs dignes d’une brochure touristique dépassée. Libération a publié une tribune de Juliette Rousseau accusant la série de renvoyer « une image coloniale » des Français, systématiquement présentés comme exotiques et observés avec condescendance par l’héroïne américaine providentielle. Le site Konbini a listé « les 20 aberrations parisiennes » — et ils auraient pu en trouver 50, pointant les incohérences factuelles comme les déplacements improbables en talons ou les soirées à Versailles qui n’existent pas dans la réalité. Le reproche commun ? Un Paris de carte postale qui efface la complexité sociale, culturelle et économique de la ville réelle. Et franchement, ils n’ont pas tort.

4. Combien coûte réellement une chambre de bonne à Paris et quelle est sa taille moyenne ?

Contrairement à la série où Emily habite une chambre de bonne spacieuse et charmante avec vue panoramique, les véritables chambres de bonnes parisiennes mesurent généralement entre 9 et 12 mètres carrés. Oui, vous avez bien lu : 9 à 12. En 2020, le loyer mensuel pour ce type de logement oscillait entre 700 et 1 000 euros selon le quartier et l’état du bien, ce qui fait du 80 à 100 € le mètre carré, pour info. Ces chambres, situées sous les toits au sixième ou septième étage sans ascenseur (bon courage pour les courses), ne possèdent souvent pas de douche privée : toilettes et salle d’eau sur le palier, partagées avec d’autres locataires. Le prix médian du mètre carré à Paris atteignait 10 860 euros en 2020 selon les notaires de France, rendant la capitale inaccessible pour de nombreux jeunes actifs qui doivent se contenter de surfaces minuscules ou déménager en banlieue. Mais dans la série, tout ça disparaît comme par magie.

5. Quel pourcentage de la population parisienne est née à l’étranger et combien de langues y sont parlées ?

Selon l’INSEE en 2020, 23 % des résidents parisiens intra-muros sont nés à l’étranger, soit près d’un habitant sur quatre ; un taux nettement supérieur à la moyenne nationale française de 13 %. Cette diversité se traduit par une richesse linguistique exceptionnelle : on estime que plus de 180 langues différentes sont parlées dans les cours d’écoles parisiennes. Les principales communautés étrangères viennent d’Algérie, du Portugal, du Maroc, de Tunisie, de Chine, et d’Afrique subsaharienne. Cette réalité multiculturelle est totalement absente d’Emily in Paris*, qui présente une ville quasi exclusivement blanche où la diversité se résume à Mindy, l’amie chinoise héritière (parce qu’évidemment, tous les Asiatiques de Paris sont des héritiers milliardaires). La série perpétue ainsi une vision obsolète et fantasmée de la composition sociale parisienne, celle des années 1950, pour ne pas dire 1850.

Questions discursives

1. Pensez-vous qu’une série de divertissement a une responsabilité dans la représentation culturelle d’une ville ou d’un pays, ou le public doit-il comprendre qu’il s’agit simplement de fiction destinée à l’évasion ?

2. Darren Star défend son approche en disant qu’il crée des « rêves » et des « échappatoires », pas des documentaires. Dans quelle mesure ce type de représentation fantasmée peut-il influencer les relations interculturelles et les attentes des touristes ou expatriés qui s’installent réellement dans une ville ?

3. Si vous deviez créer une série réaliste sur un(e) expatrié(e) lusophone (brésilien(ne) ou portugais(e)) qui s’installe à Paris, quels aspects de la vie parisienne contemporaine montreriez-vous pour éviter les clichés tout en racontant une histoire captivante ?

— Vincent

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Relu et corrigé par Vincent, notre serial-correcteur · 20 juillet 2026

#B2#Cinéma#Série#Netflix#Culture#Critique#Cliché#Carton-pâte
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